Traduction augmentée

Une post-édition n’est pas une révision

Faire de la post-édition et faire de la révision, ce sont deux choses différentes. Un réviseur ne peut pas s’improviser post-éditeur pour les mêmes raisons qu’un traducteur ne peut pas se lancer dans la post-édition sans connaître les avantages et les inconvénients de la traduction automatique. Découvrons ensemble ces deux réalités.


Post-édition vs révision

Dans ce billet de blog, les termes « post-édition » et « révision » renvoient à deux tâches distinctes effectuées par des personnes différentes. Il est normal qu’un traducteur indépendant s’occupe de la relecture et de la révision de son travail avant de le soumettre au client. Mais ici, la « post-édition » se termine au moment où le traducteur envoie sa post-édition et la « révision » commence quand le client (souvent une agence de traduction) reçoit le travail du traducteur.


Refermons cette parenthèse et penchons-nous sur le point clé qui différencie une post-édition d’une révision :

La post-édition est elle-même suivie d'une révision

Comme je viens tout juste de l’expliquer, la post-édition n’est pas la dernière étape du processus de traduction d’un texte : elle est elle-même suivie d'une phase de révision effectuée par quelqu'un d'autre que le traducteur.


  1. Traduction automatique : le texte est traduit automatiquement

  2. Post-édition : le traducteur s’occupe de la post-édition

  3. Révision : l’agence de traduction se charge de relire, corriger et modifier la post-édition

  4. Publication : le texte est publié ou envoyé au client final


C'est la différence principale entre une post-édition et une révision, et elle n’est pas des moindres !


Pour vous aider à bien cerner la différence entre ces deux tâches, j’ai déniché pour vous d’autres caractéristiques plus ou moins évidentes de la post-édition :


La post-édition prévoit un cahier des charges variable

Laissons de côté la notion de qualité telle qu’on la connaît en traduction. En post-édition, le texte est corrigé seulement s’il ne respecte pas les critères de qualité définis par le client. C’est notamment pour cela qu’on parle de post-édition légère et de post-édition complète.

La post-édition exige de collecter davantage d’informations

Impossible de se lancer dans une post-édition sans connaître le niveau d’intervention humaine souhaité par le client, explicité sous forme de « consignes de post-édition ». Il peut également être utile de savoir quel moteur de traduction automatique a été utilisé en amont et si ce moteur est mis à jour régulièrement.


La post-édition implique la correction d'un texte traduit par une machine

N’oublions pas qu’un post-éditeur corrige un texte qui a été traduit par une machine, pas par un être humain. L'attention doit être portée davantage sur les fautes sémantiques que sur les fautes de syntaxe. Il est quasiment impossible que la machine fasse une faute de frappe, par exemple.

La post-édition nécessite d'augmenter sa productivité

Nous l’avons déjà vu, une post-édition est de 30 % à 80 % moins chère qu'une traduction. Pour combler cette perte financière, le post-éditeur doit se servir de tous les outils dont il dispose pour augmenter sa productivité. Je pense notamment aux outil de TAO, aux mémoires de traduction, aux glossaires et aux outils de contrôle qualité (correcteur d'orthographe et de grammaire, vérification des balises, etc.). En étant à l’aise avec la technologie et la traduction automatique, on peut en faire ses alliées.



Connaissez-vous d’autres différences entre post-édition et révision ? N'hésitez pas à laisser un commentaire !

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