Traduction augmentée

Utiliser la traduction automatique, c'est tricher

Un grand nombre de traducteurs et de traductrices préfèrent ne pas franchir la limite qui sépare la traduction conventionnelle de la traduction augmentée de peur que la machine ne prenne le dessus, que leur travail soit automatisé ou que leur crédibilité et leur professionnalisme soient remis en cause. Pourtant, leur environnement de travail est déjà hautement automatisé, et cela ne leur pose aucun problème.


Triche ou pas triche ?

Peut-on vraiment affirmer qu'utiliser un moteur de traduction automatique, c'est tricher, c'est prendre un raccourci qui dénigre l'essence même du travail de linguiste, tout simplement parce que la machine génère une traduction ? Parmi les traducteurs et les traductrices, l'utilisation de la traduction automatique pose souvent des problèmes, car la machine permet de faire très rapidement et à moindre coût ce qu'un traducteur humain fait plus lentement et à prix trop salé (pour certains clients).


Si vous faites partie des personnes qui se trouvent face à un dilemme éthique ou moral lorsqu'il s'agit d'utiliser la traduction automatique pour produire un premier jet ou simplement trouver l'inspiration, j'espère enrichir ou accompagner votre réflexion grâce aux considérations suivantes.


Utiliser une mémoire de traduction, c'est tricher ?

Après tout, il vous suffit d'appuyer sur une touche pour retrouver une traduction déjà faite.


Utiliser un corpus bilingue, c'est tricher ?

Comme dans une mémoire de traduction, il suffit de chercher un ou plusieurs mots pour trouver immédiatement une traduction dans son contexte. Parmi les corpus bilingues en ligne les plus connus, je pense à Linguee et à Reverso.


Utiliser un glossaire, c'est tricher ?

En un clic, je trouve la traduction d'un terme. Et si le glossaire est intégré à mon outil de TAO, je n'ai rien à faire car c'est l'outil de TAO qui reconnaît le terme et propose automatiquement une traduction.


Si vous utilisez un outil de TAO, vous disposez déjà de nombreux outils qui permettent d'automatiser le processus de traduction. Pourquoi ne pas en ajouter un de plus, la traduction automatique ?


« À ma sauce »

C'est l'expression qui revient le plus souvent parmi les traducteurs et les traductrices qui utilisent la traduction automatique de manière professionnelle.


Si j'ai un dégât des eaux chez moi et que j'appelle un plombier, je veux qu'il résolve le problème ; je ne vais pas lui demander s'il a utilisé une clé de 8 à tube ou une clé à tête hexagonale. Ce qui compte, c'est le résultat.



C'est dans cet état d'esprit que ces traducteurs et traductrices ont déjà intégré la traduction automatique à leur environnement de travail, sans trop de complexes éthiques, moraux ou professionnels.



Si vous n'avez pas encore franchi le pas, qu'est-ce qui vous retient d'intégrer la traduction automatique à votre environnement de travail ? Si, au contraire, vous l'avez déjà adoptée, qu'est-ce qui a motivé votre choix ou vous a convaincu de le faire ? Laissez-nous un commentaire !


N.B. Évidemment, dans cet article je parle de traduction automatique avec post-édition et non de l'utilisation d'une traduction automatique brute qui ne requiert aucune intervention humaine.

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